Cinq personnes, cinq existences, un seul destin.

-Non. Refuse-t-elle aussitôt, voyant bien qu'il souhait qu'elle lui raconte ce qui s'est passé durant tous ces mois. Chose qu'elle ne veut absolument pas, car en parler la forcerait à revivre cette période cauchemardesque et terriblement traumatisante pour elle, alors que la jeune fille souhaite juste l'oublier.
-Billie, en parler t'aidera à accepter ce que tu as subi, et à avancer. Lui assure Noah avec conviction.
-Parce que tu es psy maintenant ? Bougonne-t-elle en réponse.
-Non, mais te parler de ma soeur m'a permis d'accepter sa maladie, ainsi que sa mort et d'aller mieux. L'informe-t-il, suite à quoi sa petite amie ne sait pas quoi répondre. Elle sait à quel point sa soeur était importante pour lui, et comment il a souffert de sa disparition. Et elle se souvient parfaitement du nombre d'heures qu'il a passé à lui parler de sa soeur, si bien qu'elle a eu l'impression de l'avoir connu, alors qu'elle ne lui a jamais parlé. -Essaie au moins. Je te le promets, après, on n'en reparlera plus. Et j'empêcherai les autres d'essayer d'en savoir plus. Lui promet-il ensuite, constatant son hésitation.
-Tu te souviens de quand je t'ai parlé des garçons qui me malmenaient au lycée ? Lui demande-t-elle timidement, suite à quoi il acquiesce. Cette période, c'était le paradis comparé à ce que j'ai vécu ces derniers mois.
Suite à cette phrase, le jeune homme se fige, tout en essayant de contrôler la colère qui monte en lui. Le lycée n'a jamais été une partie de plaisir pour sa petite amie, alors il n'ose même pas imaginé ce qu'elle a bien pu subir dans le château...
-Miséria t'a torturé ? La questionne-t-il ensuite pour l'inciter à poursuivre.
-Les tortures psychologiques, je pense que c'était elle oui. Lui confirme-t-elle alors. Pour ce qui est de déboiter, briser, couper des os, c'était des Êtres de Glace qui s'en chargeaient... Entre autres choses... Souffle-t-elle, tout en se mettant à trembler en repensant à l'enfer qu'elle a vécu. Noah la serre alors davantage contre lui pour essayr de l'apaiser.
-Entre autres choses ? Rélève-t-il soudainement, tout en fronçant les sourcils. Tu veux dire... Que l'une de ces vermines a osé te ... ?
-Pas une, plusieurs... Corrige-t-elle alors, la gorge nouée, essayant de s'empêcher de pleurer. Plusieurs fois par jour... Précise-t-elle dans un souffle à peine audible.